Interview de la pizzeria Anatolien, de juriste en droit des affaires à pizzaiolo

par Miriam DESQUESNES | Jun 12, 2020 | | 0 commentaires

Bienvenue à Sarrebourg !

Aujourd’hui nous partons chez Quentin Aydogan, heureux propriétaire de la pizzeria et du distributeur automatique ANATOLIEN. Ce juriste qui a suivi un cursus spécialisé en droit des affaires a finalement choisi la restauration et le métier de pizzaiolo !

Interview- Anatolien-quentin-aydogan-distributeur-adial001-1« Après mes études, j’ai intégré les commerces de mon papa qui travaillait dans la restauration depuis 1987 ».

Cet enfant de restaurateur se dirige donc naturellement vers la pizza !  Quentin se forme tout seul  au métier de pizzaiolo mais aussi grâce à son réseau auprès de professionnels et de fournisseurs qui l’aident à se perfectionner.

Quelques années plus tard, il intègre un réseau de franchise (très) connu, malheureusement l’expérience de franchisé se passe mal et il se voit obligé de fermer son établissement.

« Après cela, j’étais un peu réticent à repartir sur une expérience qui me liait avec une société. Dans mon esprit, investir dans un distributeur évoquait la même chose que de signer un partenariat avec une franchise ».

Aujourd’hui Quentin possède un point de vente fixe et un distributeur intégré dans son restaurant. À Sarrebourg, Anatolien est connu pour la qualité de ses produits (90% des produits sont frais), mais aussi la générosité des pizzas.

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« Les gens cherchent la qualité et la quantité, il faut être généreux ».

Le restaurant Anatolien, ouvert en 2015, possède une terrasse de 60 couverts et 35 places à l’intérieur.

« Dans la ville je conserve une image d’ancien franchisé donc la concurrence joue sur ma réputation, je dois toujours me dépasser pour gommer cette image donc je fais des pizzas copieuses. Avant j’avais surtout une clientèle de jeunes mais maintenant j’arrive à toucher des 40 / 50 ans et plus ».

Pendant l’épisode du coronavirus, Quentin a fermé son restaurant principal, c’est donc exclusivement avec son distributeur qu’il a pu poursuivre la vente de ses pizzas.

Mais attention, Quentin a beaucoup hésité avant de se lancer dans la distribution automatique. Après des recherches sur internet pour se renseigner sur les différents distributeurs existants sur le marché, il décide finalement de se lancer dans l’aventure.

« Je fais partie des gens qui cherchent à innover constamment et je réfléchissais à la façon d’intégrer une innovation dans ma pizzeria tout en gagnant du temps. J’ai senti que les modes alimentaires changeaient et j’ai suivi mon instinct. Aujourd’hui je ne regrette pas mon choix.»

Après de nombreuses recherches sur internet c’est le distributeur ADIAL qui retient son attention.

Interview- Anatolien-quentin-aydogan-distributeur-adial004« Il y a beaucoup de choses sur internet et c’est difficile de trouver les bonnes informations mais le concept PizzaDoor possédait de nombreuses retombées positives, notamment sur le service après-vente. Sur de nombreux blogs, on trouve des témoignages sur le distributeur ADIAL mais aussi le SAV et le service commercial. C’est une entreprise à taille humaine, avec laquelle on peut dialoguer, c’est rassurant de voir que derrière la machine il y a des gens qui sont là pour nous aider ».

Ce qui compte pour ce restaurateur c’est la réactivité,

« il peut y avoir un problème d’ordre technique, ça arrive, ce sont des machines mais ce qui compte c’est la réactivité des gens pour nous venir en aide mais aussi la capacité à comprendre les problématiques auxquelles nous sommes confrontés et de nous aider à les surmonter. Il y a un esprit commercial et familial que j’apprécie ».

Mais attention, après son expérience dans une franchise de pizzeria, Quentin possédait de nombreuses craintes et la première restait l’image que pouvaient avoir les clients d’un distributeur :

« Dans l’esprit des gens un distributeur reste synonyme de congélation et de produits de mauvaise qualité ».

Pour contourner cela, Quentin a placé son distributeur dans son restaurant avec un accès depuis l’extérieur et a installé de grandes baies vitrées.

Le soir, le pizzaiolo prépare les pizzas pour le distributeur « les gens peuvent nous voir préparer les pizzas et quand ils viennent après la fermeture du restaurant on leur montre l’envers du décor.

« Les gens peuvent nous voir travailler et cela les rassure sur la qualité des pizzas.».

Quentin nous fait même une confidence

« certains clients disent même que les pizzas distributeurs sont meilleures que celles qui sont vendues en direct alors que ce sont exactement les mêmes… »

Le conseil de Quentin

« Il faut un bon emplacement, le restaurant et le distributeur se situent à l’angle de deux rues passantes et il y a beaucoup de places de parking, c’est un point positif. Il faut bien sélectionner son local ».

Selon lui la clé de la réussite réside dans trois ingrédients clés : le passage devant le distributeur, la visibilité du distributeur et la communication.

« L’emplacement est très important, les gens voient le distributeur, ils s’aperçoivent qu’ils peuvent s’arrêter, se garer et repartir le tout en 3 minutes chrono ».

Son secret c’est la pédagogie, il prend le temps de faire les pizzas, d’exécuter les gestes devant la baie vitrée pour montrer que les pizzas du distributeur sont identiques à celles qu’il sert dans son restaurant. Interview- Anatolien-quentin-aydogan-distributeur-adial002

« Souvent le soir on ouvre la machine et on leur montre la partie froide et la partie chaude. Je fais suivre le cheminement de la pizza dans la machine et on montre à nos clients que le distributeur est simplement là pour cuire la pizza et c’est tout, on explique beaucoup et le principe de la baie vitrée permet de jouer sur la transparence ».

Côté communication, Quentin préfère le contact direct avec les gens, une page Facebook récemment lancée et administrée par un membre de l’équipe ne remplacera pas la proximité. Pour travailler sa réputation, il privilégie le financement d’associations, de clubs de foot.

Le distributeur il le conseille à tout le monde : 

« tu as moins de personnel, moins de charges fixes, on a 20 pizzas différentes dans le distributeur, on le remplit deux fois par jour pour que les pizzas soient fraiches ».

Mais attention prévient Quentin, c’est beaucoup de travail !

Le futur pour Quentin c’est clairement la distribution automatique associée à son point de vente principal pour rassurer les clients :

« Il faut toujours que les gens te connaissent pour court-circuiter l’idée que distributeur = congélation ».

Quentin va aussi diversifier son offre en proposant des pâtes fraiches dans son restaurant pour répondre à une demande croissante des clients.

Dans un second temps, lorsque le distributeur sera bien implanté, Quentin pense en installer un autre à 30 ou 40 km, en revanche il conservera le nom « Anatolien » pour créer un lien de parenté avec sa pizzeria principale.

« Pour que le distributeur fonctionne bien, il faut que les gens te connaissent un petit peu ».

Un pizzaiolo et propriétaire de distributeur heureux !

Retrouvez la pizzeria Anatolien sur leur page facebook

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